end header
Le monde d'hier zweig
Le monde d'hier
H
Tout le bonheur du monde
  Chaque semaine, Anouk Van Gestel repère le meilleur des sorties littéraires, relie les genres, réveille les classiques oubliés, partage ses trouvailles insolites et ses rencontres d'auteurs, d'ici ou d'ailleurs.  

Le classique intemporel

Le monde d'hier de Stefan Zweig

Fragile notre civilisation ? Le Monde d'hier : Souvenirs d'un Européen a été écrit en 1941 pendant la Seconde Guerre mondiale alors que Stefan Zweig s'était exilé au Brésil. Publié quelques mois après son suicide, ce témoignage tragique est à lire ou relire parce qu'il permet de comprendre la fragilité de la paix, de la démocratie, et l'incapacité d'enrayer la montée insidieuse du nationalisme et du populisme. Ce qui frappe dans cette autobiographie éclairée est la façon dont l'auteur décrit l'aveuglement des intellectuels et des citoyens ordinaires. A l'époque, personne ne croyait que la Première Guerre mondiale éclaterait et qu'un homme comme Hitler pourrait réellement envahir l'Europe. Aujourd'hui, personne ne croit que la Troisième Guerre mondiale éclatera et que des hommes comme Trump ou Netanyahou ... Ce n'est pourtant pas un livre sombre, c’est aussi une déclaration d’amour à l’Europe, à sa culture, à ses artistes tels que Rodin, Freud, Rilke qui furent ses amis, et à cette idée pleine d'espoir d’un continent où les frontières s’effacent devant la circulation des idées. Et si le véritable sujet du Monde d'hier n'était pas le passé mais un miroir tendu sur notre étrange talent à croire que les cataclysmes n'arrivent qu'aux autres, et toujours dans les films ?

Le monde d'hier, Stefan Zweig, Le Livre de poche éditions, 9,70 euros

 

H comme haletant

H de Bernard Minier Pour faire chuter la température d'un coup et frissonner, suivez la nouvelle affaire du commandant Martin Servaz ! Le tueur en série Julian Hirtmann, récemment évadé de prison, n'a pas tardé à reprendre du service. Mais cette fois, Servaz n’est pas seul : un auteur de thrillers à succès mène sa propre enquête. Flanqué d’une bande de jeunes marginaux qui naviguent sur le dark web avec l'agilité d’un mamba noir, il s’invite dans l’affaire, la bouscule, la déstabilise. Quelques longueurs, oui. Mais l’adrénaline reprend vite le dessus. Un vrai page‑turner qui vous fera rater votre arrêt de train. H. Bernard Minier, Pocket éditions, 10,30 euros  

Une saga, sinon rien

Tout le bonheur du monde de Claire Lombardo

Vous connaissez la série This is Us ? La saga de la famille Sorenson se lit exactement comme on dévore les épisodes d’un drame familial à succès. Ce roman-fleuve raconte les tribulations d’une famille américaine de Chicago : un couple et leurs quatre filles aux caractères aussi différents qu’imprévisibles. Marilyn et David, les parents, se sont rencontrés il y a plus de trente ans et sont restés éperdument amoureux l'un de l'autre. Les premières pages sont d'ailleurs assez caliente, mais accrochez-vous ! Rien à voir avec un ersatz de 50 nuances de gris : passés les premiers ébats, on découvre surtout la difficulté pour les enfants de trouver leur place au sein d'un couple parental aussi fusionnel. On se glisse alors avec délice dans les tracas du quotidien, les secrets soigneusement enfouis et les déboires d’une famille… presque normale.

Tout le bonheur du monde, Claire Lombardo, éditions 10/18,
  Chaque semaine, Anouk Van Gestel repère le meilleur des sorties littéraires, relie les genres, réveille les classiques oubliés, partage ses trouvailles insolites et ses rencontres d'auteurs, d'ici ou d'ailleurs.  

Le classique intemporel

Le monde d'hier de Stefan Zweig

Fragile notre civilisation ? Le Monde d'hier : Souvenirs d'un Européen a été écrit en 1941 pendant la Seconde Guerre mondiale alors que Stefan Zweig s'était exilé au Brésil. Publié quelques mois après son suicide, ce témoignage tragique est à lire ou relire parce qu'il permet de comprendre la fragilité de la paix, de la démocratie, et l'incapacité d'enrayer la montée insidieuse du nationalisme et du populisme. Ce qui frappe dans cette autobiographie éclairée est la façon dont l'auteur décrit l'aveuglement des intellectuels et des citoyens ordinaires. A l'époque, personne ne croyait que la Première Guerre mondiale éclaterait et qu'un homme comme Hitler pourrait réellement envahir l'Europe. Aujourd'hui, personne ne croit que la Troisième Guerre mondiale éclatera et que des hommes comme Trump ou Netanyahou ... Ce n'est pourtant pas un livre sombre, c’est aussi une déclaration d’amour à l’Europe, à sa culture, à ses artistes tels que Rodin, Freud, Rilke qui furent ses amis, et à cette idée pleine d'espoir d’un continent où les frontières s’effacent devant la circulation des idées. Et si le véritable sujet du Monde d'hier n'était pas le passé mais un miroir tendu sur notre étrange talent à croire que les cataclysmes n'arrivent qu'aux autres, et toujours dans les films ?

Le monde d'hier, Stefan Zweig, Le Livre de poche éditions, 9,70 euros

 

H comme haletant

H de Bernard Minier Pour faire chuter la température d'un coup et frissonner, suivez la nouvelle affaire du commandant Martin Servaz ! Le tueur en série Julian Hirtmann, récemment évadé de prison, n'a pas tardé à reprendre du service. Mais cette fois, Servaz n’est pas seul : un auteur de thrillers à succès mène sa propre enquête. Flanqué d’une bande de jeunes marginaux qui naviguent sur le dark web avec l'agilité d’un mamba noir, il s’invite dans l’affaire, la bouscule, la déstabilise. Quelques longueurs, oui. Mais l’adrénaline reprend vite le dessus. Un vrai page‑turner qui vous fera rater votre arrêt de train. H. Bernard Minier, Pocket éditions, 10,30 euros  

Une saga, sinon rien

Tout le bonheur du monde de Claire Lombardo

Vous connaissez la série This is Us ? La saga de la famille Sorenson se lit exactement comme on dévore les épisodes d’un drame familial à succès. Ce roman-fleuve raconte les tribulations d’une famille américaine de Chicago : un couple et leurs quatre filles aux caractères aussi différents qu’imprévisibles. Marilyn et David, les parents, se sont rencontrés il y a plus de trente ans et sont restés éperdument amoureux l'un de l'autre. Les premières pages sont d'ailleurs assez caliente, mais accrochez-vous ! Rien à voir avec un ersatz de 50 nuances de gris : passés les premiers ébats, on découvre surtout la difficulté pour les enfants de trouver leur place au sein d'un couple parental aussi fusionnel. On se glisse alors avec délice dans les tracas du quotidien, les secrets soigneusement enfouis et les déboires d’une famille… presque normale.

Tout le bonheur du monde, Claire Lombardo, éditions 10/18,

Des livres &+
Des poches sous les yeux

Anouk Van Gestel -

 

Chaque semaine, Anouk Van Gestel repère le meilleur des sorties littéraires, relie les genres, réveille les classiques oubliés, partage ses trouvailles insolites et ses rencontres d’auteurs, d’ici ou d’ailleurs.

 

Le classique intemporel

Le monde d’hier de Stefan Zweig

Fragile notre civilisation ? Le Monde d’hier : Souvenirs d’un Européen a été écrit en 1941 pendant la Seconde Guerre mondiale alors que Stefan Zweig s’était exilé au Brésil. Publié quelques mois après son suicide, ce témoignage tragique est à lire ou relire parce qu’il permet de comprendre la fragilité de la paix, de la démocratie, et l’incapacité d’enrayer la montée insidieuse du nationalisme et du populisme. Ce qui frappe dans cette autobiographie éclairée est la façon dont l’auteur décrit l’aveuglement des intellectuels et des citoyens ordinaires. A l’époque, personne ne croyait que la Première Guerre mondiale éclaterait et qu’un homme comme Hitler pourrait réellement envahir l’Europe. Aujourd’hui, personne ne croit que la Troisième Guerre mondiale éclatera et que des hommes comme Trump ou Netanyahou … Ce n’est pourtant pas un livre sombre, c’est aussi une déclaration d’amour à l’Europe, à sa culture, à ses artistes tels que Rodin, Freud, Rilke qui furent ses amis, et à cette idée pleine d’espoir d’un continent où les frontières s’effacent devant la circulation des idées. Et si le véritable sujet du Monde d’hier n’était pas le passé mais un miroir tendu sur notre étrange talent à croire que les cataclysmes n’arrivent qu’aux autres, et toujours dans les films ?

Le monde d’hier, Stefan Zweig, Le Livre de poche éditions, 9,70 euros

 

H comme haletant

H de Bernard Minier

Pour faire chuter la température d’un coup et frissonner, suivez la nouvelle affaire du commandant Martin Servaz ! Le tueur en série Julian Hirtmann, récemment évadé de prison, n’a pas tardé à reprendre du service. Mais cette fois, Servaz n’est pas seul : un auteur de thrillers à succès mène sa propre enquête. Flanqué d’une bande de jeunes marginaux qui naviguent sur le dark web avec l’agilité d’un mamba noir, il s’invite dans l’affaire, la bouscule, la déstabilise. Quelques longueurs, oui. Mais l’adrénaline reprend vite le dessus. Un vrai page‑turner qui vous fera rater votre arrêt de train.

H. Bernard Minier, Pocket éditions, 10,30 euros

 

Une saga, sinon rien

Tout le bonheur du monde de Claire Lombardo

Vous connaissez la série This is Us ? La saga de la famille Sorenson se lit exactement comme on dévore les épisodes d’un drame familial à succès. Ce roman-fleuve raconte les tribulations d’une famille américaine de Chicago : un couple et leurs quatre filles aux caractères aussi différents qu’imprévisibles. Marilyn et David, les parents, se sont rencontrés il y a plus de trente ans et sont restés éperdument amoureux l’un de l’autre. Les premières pages sont d’ailleurs assez caliente, mais accrochez-vous ! Rien à voir avec un ersatz de 50 nuances de gris : passés les premiers ébats, on découvre surtout la difficulté pour les enfants de trouver leur place au sein d’un couple parental aussi fusionnel. On se glisse alors avec délice dans les tracas du quotidien, les secrets soigneusement enfouis et les déboires d’une famille… presque normale.

Tout le bonheur du monde, Claire Lombardo, éditions 10/18,