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La vie en ose, Lisa Azuelos, Belfond Editions, 19 €.

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Lisa Azuelos

Anouk Van Gestel -

Chaque vendredi, Anouk Van Gestel repère le meilleur des sorties littéraires, relie les genres,  réveille les classiques oubliés, partage ses trouvailles insolites et ses rencontres d’auteurs, d’ici ou d’ailleurs.

Lisa Azuelos est la fille de Marie Laforêt. Ce n’est pas ce qui la qualifie. Lisa Azuelos est surtout écrivain et réalisatrice de films qui font un bien fou au moral. On lui doit plusieurs romans et des films optimistes tels que LOL ou Mon bébé. La vie en ose vient de paraître et aborde le syndrome du nid vide, ce sentiment de tristesse et de vacuité qui s’empare des mères quand leur enfant prend son envol. Et si c’était l’occasion pour elles de (re)prendre le leur?

 

En promotion dans la Sud de la France, Lisa réagit par téléphone à 3 phrases issues de son roman.

 

La peur de perdre est ce qui empêche d’être soi …

Je n’aurais pas pu mieux dire (rire). La peur est un frein terrible. Elle peut prendre plusieurs formes. Il y a la peur lancinante de perdre ceux qu’on aime, la peur de l’échec, de la moquerie, … Mais quand on a tout perdu, on n’a plus peur. C’est ce que je raconte dans La vie en Ose. Ce n’est pas un livre de développement personnel, mais j’espère qu’il agit comme une petite dose thérapeutique de mieux–être. je donne quelques conseils, des outils pratiques pour se révéler et oser prendre sa vie en main. Sans vouloir en faire trop.

Alice a toujours cru que les hommes aimaient les femmes coquettes car elles correspondaient à l’image de la femme-objet et illustraient le fantasme du féminin le plus répandu, mais pour la première fois elle voit au-delà du cliché et se demande pourquoi elle associe féminité à superficialité.

C’est une idée que j’aime beaucoup, celle de pouvoir dire que beauté et intelligence peuvent bien sûr aller de pair. Cela m’est pénible aujourd’hui d’entendre traiter les filles de bimbos, les femmes de cougars,…  on donne des noms aux filles qui font attention à elles, qui se mettent du vernis, et ce sont souvent des injures. Soit on est coquette et on est considérée comme une ravissante idiote, soit on ne fait pas attention à son physique et on peut être considérée comme intelligente. On oppose encore toujours l’esprit et l’âme  avec le physique. Dommage !

La recette du bonheur, de mon bonheur, est aussi simple que celle d’un quatre-quarts.

A mes yeux, oui. Il faut un quart d’enfants, un quart d’amour, un quart de travail ou de créativité et un quart de temps pour soi. C’est important de prendre du temps pour soi. et pourtant personne ne note dans son agenda : Moi. On remet toujours à plus tard. Je préconise au moins une demi-journée par semaine à faire ce que l’on aime. A oser être soi, sans contraintes ni culpabilité.

Une petite question personnelle, j’ai lu que vous alliez écrire un livre sur votre maman, Marie Laforêt. C’est exact ?

Non, ce n’est pas au programme pour le moment. Là, je viens de terminer le scénario d’un nouveau film : I love America. Alors que tout le monde fustige l’Amérique, moi j’ose dire : I love America !

La vie en ose, Lisa Azuelos, Belfond Editions, 19 €.