Révélation de la gastronomie belge étoilée, cette ancienne traductrice-interprète a osé une reconversion professionnelle audacieuse par amour pour l’hôtel-restaurant familial. En reprenant les fourneaux de son père en 2018, elle a fait de La Roseraie à Modave un domaine inédit dans le Condroz, à l’orée du bois classé Natura 2000, avec notamment cinq « shelters » (refuges), cathédrales de verre sur pilotis primés par le grand prix d’architecture de Wallonie. Une table incontournable de la scène gastronomique belge transcendée par une hospitalité avec un véritable supplément d’âme.
Ton premier choc culinaire ?
La terrine de foie gras de mon papa, en rentrant de la danse classique le samedi, pendant que mes copines mangeaient des petits plats du quotidien. Mes parents étaient tellement occupés avec le restaurant le week-end que j’ai rapidement pris goût aux mets proposés à la carte, comme cette délicieuse terrine de foie gras. J’ai toujours mangé de tout… sauf le tofu préparé dans ma famille d’accueil en Angleterre !
La meilleure collation de dix ou seize heures quand tu étais enfant ?
J’ai toujours adoré les Cha-Cha ou les éclairs à la crème pâtissière.
Le pire souvenir culinaire de ton enfance ?
Les tartines du lundi matin à la confiture de fraises, parce que les frigos du restaurant étaient complètement vides après le week-end !
Le plat culte qui te ramène à tes racines ?
Les plats en sauce, en général, car mon père est un excellent saucier ! Nous mangions toujours un délicieux poulet rôti le dimanche soir, accompagné d’une sauce à l’estragon.
Le produit belge auquel il n’a pas été facile de t’habituer ?
La bière☺️ et le sirop de Liège !
A contrario, la bonne surprise ?
Les bonnes frites, cuites deux fois.
Qu’est-ce qu’on trouve toujours dans ton frigo ? Et qu’est-ce qu’on n’y trouvera jamais ?
Toujours de la sauce andalouse. Et jamais de halloumi !
Trois ingrédients qu’il y a d’office dans ton placard ? Et ceux que tu ne laisseras jamais y entrer ?
Des beans pour les filles, puisqu’elles sont nées en Angleterre, une bonne huile d’olive des Pouilles et des pâtes. Mais on ne trouvera pas de nachos, pas beaucoup de chocolat ni de boissons très sucrées.
Le plat qui te réconforte à la maison quand tu as la flemme ?
Un bon plat sauté autour de belles nouilles, ou encore des fajitas.
Le plat régressif que tu adores ?
Un bon poulet rôti avec des pommes de terre et surtout… beaucoup de jus ! C’est simple, mais pour moi, c’est le bonheur absolu.
Le pire food faux pas que tu as fait ou qu’on t’a fait subir ?
Cuire un gâteau à la banane au micro-ondes pour mes 18 ans… Une expérience que je préfère oublier !
Ta madeleine de Proust culinaire absolue ?
Les sushis maison.
Ton plaisir culinaire coupable ?
Les frites avec une bonne mayonnaise… difficile d’y résister !
La drogue qui se mange et dont tu ne peux absolument pas te passer ?
Le pain bien croustillant… surtout quand il y a une bonne sauce à saucer !
Si tu étais un aliment, tu serais…
Un avocat. C’est un ingrédient formidable, riche, nourrissant et qui se prête à tout. Mais surtout, la marraine de mes enfants a grandi dans une ferme d’avocats en Australie : ce fruit me fait toujours penser à elle, à nos amis et à notre famille.
Ton ustensile de cuisine fétiche ?
Mes cuillères doseuses, découvertes en Angleterre.
L’épice qui a changé ta vie ?
Le wasabi !
Le dernier truc que tu as mangé en cachette ?
Un Giant !
Le plat dont tu es la plus fière à La Roseraie ?
La cuisson du Saint-Pierre et la raviole de homard breton.
Ce que tu manges déjà avec les yeux dès que tu le vois…
Une belle assiette de poisson, surtout lorsqu’elle est joliment dressée.
L’apéro idéal et son accompagnement de rêve, c’est…
Du champagne et une crème brûlée de foie gras.
LA CARTE DE VISITE
80 Route de Limet, 4577 Modave
(+32) 85 / 41 13 60
info@laroseraiemodave.com
(Lire aussi dans la rubrique Oui chef ! MA RECETTE DU MOMENT, LES RAVIOLES DE BUTTERNUT)

