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Tigeribs © Romane Henkinbrant
Salmon Cevichito © Romane Henkinbrant
Dulce de leche cheesecake © Romane Henkinbrant

À tables!
Tigermilk

Romane Henkinbrant -

Le resto

Après avoir séduit Paris, c’est au cœur du quartier animé du Châtelain à Bruxelles que l’enseigne Tigermilk a entamé son expansion. Le concept ? Une cuisine d’inspiration sud-américaine de qualité à tout petits prix ! Pour ce faire, une carte assez réduite (ce qui est plutôt bon signe) composée de produits frais, locaux (ou presque), au maximum certifiés bio et travaillés sur place.

 

Idéalement installé à la rue du Bailli, le restaurant promet de délicieux moments de vie : on s’y retrouve pour un lunch décontracté, un dîner arrosé ou le brunch dominical. Mention spéciale pour la déco colorée, les meubles en marbre ou en rotin, les banquettes en velours et les nombreux objets chinés qui participent à la création d’une ambiance chaleureuse et tamisée.

 

Dans l’assiette

Côté boissons, on retrouve une jolie carte des vins et ses quelques références d’Amérique du Sud, sans pour autant délaisser les crus français (enseigne parisienne oblige). Mais ce que l’on apprécie particulièrement, ce sont les cocktails qui appuient l’offre de restauration : une carte qui revisite les classiques avec un twist. On a testé l’herbacé GINCA Tonic (6,50€) à base de gin infusé à la verveine citronnée et on a adoré l’élégant Flower Sour (9€) composé de pisco, de liqueur de fleur de sureau, de jus de poire, de blanc d’œuf et de miel de fleurs (9€). Une belle entrée en matière !

 

Dans la cuisine, ça se la joue éclectique avec du cru, du cuit, du frais, du santé. Sans vouloir revendiquer quelconque traditionnalité, la carte aux accents sud-américains est adaptée (et européanisée) à la sauce Tigermilk. Elle se décline en tapas à partager, en plats principaux et en desserts gourmands. Avides de découvertes, on pioche dans chaque catégorie selon nos envies.

 

Servis au fur et à mesure de leur préparation, les plats viennent immerger notre table. Première bouchée dans les Tigermilk Tacos (6€) à l’effiloché de poulet « Label Rouge » venu tout droit des Ardennes, cuit longuement pour un résultat ultra-fondant. Associé au croquant des cacahuètes, au peps des pickles d’oignons rouges et à l’onctuosité de la mayonnaise épicée… un vrai régal dont on vous partage la recette en exclusivité dans notre rubrique Secrets de Chefs !

On plante ensuite notre fourchette dans le Salmon Cevichito (7€) d’inspiration Nikkei avec son saumon cru « Label Rouge » d’Ecosse mariné au leche de tigre (préparation emblématique péruvienne à base de jus de citron vert, d’épices, d’oignons rouges et de sel), sauce soja et huile de sésame.

En plat principal, coup de cœur pour les Tigeribs (12,50€) : des ribs de porc fermier belge caramélisés, cuits à basse température pendant près de dix heures, et frites de pommes de terres rôties. On s’en met plein les doigts, mais on adore ça !

Testé également, le Superbowl (12,50€), inspiré par les poke bowl hawaïen : saumon cru, avocat, mangue, edamame (ces fèves immatures de soja principalement consommées en Asie) et oignons fris, le tout sur un lit de riz. Petit doute quant à la fraîcheur du poisson, pour un résultat nous laissant un avis assez mitigé.

L’estomac déjà bien rempli, impossible de résister au Dulce de leche cheesecake (5,50€) et sa croûte de spéculoos. Un pur délice pour clôturer en beauté ce repas exotique.

 

Retrouvez ici le secret des Tigermilk Tacos par Nina Serizer du trio à l’origine du concept.

Retrouvez tous nos Secrets de Chefs ici !

 

Les créateurs du concept

Alexis et Bérénice Melikov ainsi que Nina Serizer sont les trois têtes pensantes derrière le projet Tigermilk. Avant de se lancer dans l’aventure, Bérénice (diplômée de l’Ecole Hôtelière de Lausanne) et Alexis ont pris part au développement d’une enseigne Fast Casual aux Etats-Unis (Pokeworks) et accompagné la création d’une centaine de points de vente en 3 ans à travers les USA. Ils retrouvent plus tard Nina afin de créer ensemble des restaurants où l’on peut passer un très bon moment sans se préoccuper de l’addition. Après l’ouverture de leurs deux premiers bar-restaurants à Paris en 2019, c’est à Bruxelles que s’est implanté le troisième Tigermilk, porté par le gérant Lucas Cohen-Aubier.

 

L’adresse

Tigermilk, Rue du Bailli, 46 – 1050 Bruxelles ; T. +32 (0)2 537 37 73.

Ouvert du lundi au jeudi de 11h45 à 14h et de 18h45 à 22h, le vendredi de 11h45 à 14h et de 18h45 à 22h30, le samedi de 12h à 14h30 et de 18h45 à 22h30 et le dimanche de 12h à 14h30 et de 18h45 à 22h.

 

La recommandation du gérant

DJO (lire notre chronique À tables!) Chaussée de Charleroi, 227 – 1060 Saint-Gilles ; T. +32 (0) 2 375 81 43 ; www.djo-bistrobar.be

Ouvert du mardi au vendredi de 12h à 14h30 et de 18h30 à 22h30, le samedi de 12h à 15h et de 18h30 à 22h30 et le dimanche de 11h à 15h (brunch) et de 18h30 à 22h30. Fermé le lundi.

C’est un des rares endroits que j’ai pu tester depuis mon arrivée à Bruxelles et j’y ai passé un super moment ! J’ai trouvé très sympa le concept des plats à partager ainsi que la cuisine ouverte à l’avant du restaurant. Les saveurs étaient justes, l’équipe en salle était cool… Comme chez Tigermilk on prépare des ribs, j’ai voulu tester ceux proposés par DJO et je dois avouer qu’ils étaient vraiment pas mal non plus ! J’ai aussi goûté un beau quart de chou romanesco rôti et sa sauce crémeuse au pecorino, un peu comme des pâtes cacio e pepe. C’était super gourmand !